Pour qui, pour quoi ?
Particuliers, entreprises, associations : nous pouvons tous avoir besoin d’une traduction officielle d’un document lors de nos démarches. Demande de naturalisation, échange de permis de conduire, mariage, procédure d’adoption, appel d’offres, candidature à un poste ou à un programme d’étude. Les cas sont aussi divers que variés, alors comment s’y retrouver ? Oubliez votre phobie administrative grâce au petit guide ci-dessous.
Mise au point terminologique
Déformation professionnelle oblige, commençons par clarifier le concept de traduction certifiée. « Assermentée », « jurée », « officielle », les synonymes plus ou moins précis abondent pour désigner ce type de traduction ayant valeur légale. En France, seuls sont habilités à les délivrer les linguistes inscrits sur la liste des experts d’une cour d’appel ou de la Cour de cassation. Sélectionnés sur dossier, ils ont prêté serment devant la juridiction compétente. Ainsi assermentés, leurs traductions sont dites certifiées conformes à l’original.
Quels documents fournir au traducteur ?
Qui dit traduction certifiée conforme à l’original, dit original. C’est donc celui-ci que vous devrez remettre à l’expert. Attention, il sera lui-même tamponné ! Si votre exemplaire est unique, dans le cas d’un diplôme par exemple, vous pouvez toutefois le faire traduire à partie d’une photocopie certifiée conforme. Une démarche à effectuer auprès du consulat du pays émetteur pour les documents en langues étrangères, ou d’une mairie ou d’un notaire pour les documents en français. Dans certains cas exceptionnels, les destinataires acceptent une traduction effectuée à partir d’une simple copie numérique de l’original. Pensez à vous renseigner auprès des services demandeurs de la traduction.
Faut-il prévoir une légalisation ou une apostille ?
Ici encore, il est important de bien vérifier les exigences de l’entité demandeuse. Et résistez à la tentation de brûler des étapes ! Si votre document original doit effectivement être légalisé ou apostillé, c’est en général en amont de la traduction qu’il faudra procéder à cette démarche. Les fautes de parcours peuvent être difficiles à rattraper, et couteuses en temps et en argent. Attention, dans certains cas, la légalisation de la signature du traducteur sera elle aussi nécessaire. N’oubliez pas de le préciser à l’expert dès vos premiers échanges, car il devra anticiper cette formalité supplémentaire.
À quels délais s’attendre ?
Les traducteurs experts sont dans l’ensemble lourdement sollicités. Viennent s’ajouter à ces difficultés de planning les éventuels délais postaux. Une chose est sûre : mieux vaut ne pas s’y prendre à la dernière minute. Cependant, même si rien ne vous y oblige, faire appel à un expert de votre localité peut vous faire gagner du temps. En effet, dans la possibilité d’une remise en mains propres, plus besoin de procéder à l’échange des documents par courrier.
Pour plus d’informations
- Le guide des bonnes pratiques de la Société française des traducteurs apporte des réponses détaillées aux interrogations les plus fréquentes.
- La FAQ de l’Union nationale des experts traducteurs interprètes près les cours d’appel résume dans un langage clair l’essentiel à retenir.
- Le site du ministère des Affaires étrangères est une mine d’informations, notamment sur les processus de légalisation et d’apostille.
- Enfin, la Cour de cassation publie chaque année les listes complètes des experts judiciaires pour toutes les langues dans chaque juridiction.
Besoin d’une traduction certifiée de l’anglais au français ou inversement ?